Il y a généralement deux sortes d’artisanat :
- l’artisanat familial qui est une production d’objets utilitaire fabriqués par les femmes nomades.

- L’artisanat des Maalmin, artisanats regroupent plusieurs familles de forgerons, grands orfèvres du Sahara qui ne travaillent que l’argent et le cuire.
Les bijoux en argent, les takoubas (épées) et les objets en cuir, forment l’essentiel de l’artisanat touareg du hoggar.

Les forgerons de Tamanrasset réalisant d’excellentes œuvres en fer et en cuivre (takoubas, cadenas…), les femmes de tagmart ont à travers les ans acquises une maîtrise dons le domaine de la fabrication du cuir, et leur travail porte surtout ce qui est objets de vie ou quotidien en allant du simple sac en cuir pour thé jusqu’à la fabrication des tentes et ses accessoires, les artisans d’Ideles confectionnent essentiellement de jolies bijoux en argent, tandis que les femmes-artisans de Tabrakat avec de moyens rudimentaires (four à ossements sorti tout droit de la préhistoire), nous émerveillent par une gamme aussi riche que variée d’ustensiles en poterie destinés surtout à l’utilisation domestique (cruches, marmites, gargoulette, plateaux, bols, Tobol …).

L’or a’étant pas apprécié, les bijoux touaregs sont en argent, les hommes portent des bagues en argent unies ou torsadées, au-dessus du coude, ils enfilent l’ahbeg, anneau de pierre taillé dans le serpentin des schistes ou des calcaires tendres.
Ils portent aussi des étuis en peaux décorées, suspendus à leur cou aussi que des portes amulettes dont l’étui est par fois en métal, sans oublier l’indispensable sacoche porte-monnaie.

Les femmes portent des bagues rondes, des bracelets en argent de forme hexagonale, ainsi que des perles en verre, bleues ou noires le bijou *Amerouen* est très rare : au-dessous du collier, les femmes portent des pendentifs pectoraux triangulaires, les boucles d’oreilles sont remplacées par de grand anneaux d’argent massif, suspendus de chaque coté à la hauteur des oreilles par une lanières en cuir, qui passe sur le dessus de la fête.
Les femmes de haute noblesse, confectionnent de leurs mains, des vases en bois, des entonnoirs, des pelles de tente.
Le bois fournit des récipients pour les aliments, des vases à traire, à boire, des mortiers (tindi), des pilons (ihaghen), des piquets, des supports et travers de tentes.

Les travaux d’ethnographes et les récites de géographes témoignent que le travail de cuir dans la société touarègue est l’apanage des femmes elles ont font des tentes, des vêtements, des sacs de selles, des brides de chameaux, de petits étuis parte objets, des autres à eau, à beurre, des coussins, des cordelettes pour amulettes, des sandales, tous ces objets sons finement décorés.
Le tissage se limite à la confection des saces en poils de chèvre.
Le travail de métaux est l’occupation de ENNADEN, l’aluminium est utilisé pour orner les armes à usage touristique l’argent sert à la fabrication de bijoux, le cuivre pour les étuis, objets de sellerie, cadenas avec clé, couteaux. La fabrication de lances et d’épées.

Les Bijoux:

- les terouat : pendentif pectoraux, triangulaires ou carrés délicatement ouvragés et ornés de motifs significatif.
- La khomeissa : bijou féminin formé de cinq losanges juxtaposée en corne ou en coquillage (sorte de main de fatma), les plus anciens, très ouvragés, sont devenues excessivement rares.
- Tistotin : pendants d’oreilles portés par les femmes.
- Ihedjben : bracelets ou cercles ouverts à deux têtes polyédriques se portent par poire.

Les Objets en Cuir:

L’art du cuir est fort développé chez les touaregs, le style et la qualité des objets confectionnés varient suivant les régions :

Les sacs en cuir constituent l’essentiel du mobilier nomade on y trouve :
- Echekoua : grand sac décoré servant à ronger le linge.
- Djebira : sac de moyenne dimension, abondamment décorée et colorée, servent à protéger les effets ou cours des voyages (méharée).
- Agherredj : petite sac servant à ronger les vêtements de la femme.
- Ahaboun : petits sacs aux formes variées : la femme en dispose de plusieurs, servant à ronger les bijoux, parfums et quelques produits médicinaux (plantes ou outres).
- Taghalabt : portefeuille en cuir, que l’on suspend ou cou, doté d’un système de fermeture à coulisse.
- Guerba : outre en peau de chèvre.

Sandales et chaussures touaregs les plus connues :
- Bratiman : sandales, vite enfilées, vite ôtées, pratiques et confortables
- Tegourga : protégent les extrémités, tiennent, et sont très solides.
- Akerouga : peu confortables, mois solides.
- Imerkeden : portée dons les montagnes, tiennent aux pieds et ne glissent pas.

La tente targuie:

Les touaregs accordent une importance particulière aux chameaux, moutons et chèvres qui leur procurent le lait pour consommation et les peaux pour la confection des sacs, des vêtements et des tentes.
La femme occupe une place privilégiée dans les sociétés touaregs et de nombreuses taches relèvent exclusivement de son apanage, comme la confection et l’installation de la tente.
La tente de touareg du hoggar est faite entièrement de peaux de chèvres et de moutons, tannées et cousues, le poil est ôte avec de la tackat et les peaux sont tannées avec de l’aggar et des feuilles d’acacias (tamat), puis sont cousues l’assemblage forme le vélum ou *EHAKIT* un petite vélum se compose de quarante peaux, un moyen de soixante, et un de très grande taille, et compte cent.
- six (06) piquets intérieurs, dont le piquet central appelé *tamankait*
- des piquets la téraux, placés à la droite et à la gauche de la tente *Tadjetouine*
- des piquet placé à l’entrée de la tente dénommé*Idjem*
- un piquet placé transversaux qui forment le toit de la tente *Araja-arjaten*
la tente est enfin fixée ou sol par les bords du vélum ou *tissitotai* une natte en paille *Isber* entoure la tente et la protége du vent et des poussières, elle sert d’accès à cette demeure, ouverte le jour et fermée la nuit.
La tente est aménagée en deux espaces; la partie de gauche est réservée à la femme, celle de droite revient à l’homme.
L’entrée de la tente du hoggar est toujours orientée vers l’est. Par contre, les femmes du Tedekelt produisent des tentes en poils d’animaux (Khaima), des tapis de polis de dromadaire (Faroua), et des sacs de transports en poli mélangé avec de le lainé, la fabrique des chaussures et des sandales en cuir est plutôt l’œuvre des hommes.
La vannerie utilise les branches de palmiers, disséquées en lamelles très minces (cordes, sacs, couffins et semelles …).